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Escale à Amanu, sud-est Tuamotu.

mercredi 23 septembre 2009, par Pascal


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Le village.

Bien que l’examen de la carte laisse à penser que l’on peut, des Gambier, avancer par sauts de puce en direction de Tahiti, en creusant un peu le sujet ... il s’avère que les atolls du sud-est des Tuamotu ne disposent pas de passe, ou sont interdits d’accès pour cause d’ex-essais nucléaires. De Mangareva, il faut donc parcourir 500 miles nautiques pour atteindre de véritables abris que sont les atolls de Hao et Amanu.

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Nous nous engageons dans la passe. Pas trop fiers.

C’est sur le second que nous avons jeté notre dévolu. C’est aussi là que nous ferons connaissance avec les atolls typiques, vastes étendues d’eau protégées par un récif barrière. Les images de certaines des passes trouvées sur internet ont de quoi refroidir l’ardeur des plus téméraires. Or nous n’en sommes pas. Les courants extrêmement violents y lèvent parfois des mers atroces. Nous n’en menons pas large. Mais de galères il n’est pas question pour nous. En contact VHF avec Etienne, un habitant du village, nous suivons ses instructions pour nous présenter juste avant l’étale. Ca clapote bien un peu mais rien de traumatisant. La poignée dans le formica, nous progressons petit à petit dans la passe large de quelques dizaines de mètres. Des villageois nous observent. Nous sommes tellement proches d’eux que c’est de vive voix qu’ils nous souhaitent la bienvenue.

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L’habitat n’est pas une priorité des amanunais (amanunois ?)

Mais c’est dans des rues désertes que nous débarquons un peu plus tard. Amanu est en deuil après le décès d’un notable. Nous taillons une rapide bavette avec le nouvel instituteur qui vient d’arriver de Papeete. Il a l’air un peu paumé. De retour au quai, nous rencontrons trois solides vahinés avachies à l’ombre d’un bâtiment. Elles sont venues de Hao pour assister aux funérailles mais le cimetière c’est trop loin alors elles sont revenues attendre le bateau. Nous avions déjà noté que les mangaréviens étaient peu versés dans les efforts vestimentaires, mais les tenues de cérémonie de ces femmes sont épatantes : shorts et tee-shirts déchirés ont l’air de sortir d’une année au fond de la cale d’un bonitier. Les tongs sont à l’avenant. Ensuite nous sommes allés faire les robinsons au fin fond de l’atoll. Une semaine de pêche et de vie sauvage. Poissons, poulpes, bénitiers et crabes au menu. Pas d’autres voiliers. Seule présence humaine aperçue en 8 jours, deux gars bossant le coprah et un pêcheur. Reposant.

Portfolio

Yann pause devant la passe. Le soleil se couche, et c'est beau.

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