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Les banlieues de Mangareva

mercredi 12 août 2009, par Bénédicte


Une bien grande église à TaravaïLes mouillages de l’archipel sont tous différents ce qui permet de varier les plaisirs sur un petit territoire : plongée, plage, rando, rencontres. Parmi celles-ci, les habitants de Taravaï valent vraiment le détour. Tous font de l’agriculture (n’imagiez pas la Beauce) et habitent ... face à la mer. Edouard et Denise sont seuls au fond d’une grande baie. Ils nous ont accueillis à bras ouverts, offert de partager le repas dominical à base de porc rôti, 100% nourri à la coco. Sur Taravaï : Dom, Arthur et le pamplemousseHervé, Valérie et Alan demeurent près de l’ancienne église aux dimensions impressionnantes. Valérie fait des tableaux en utilisant toute la palette des couleurs des sables de l’île. Ils nous ont fait découvrir un sous-produit de la perliculture : les muscles des huîtres marinés. Un délice. Dom et Dédé ont aménagé une maison abandonnée depuis une dizaine d’années. Ces navigateurs sont arrivés aux Gambier et s’y sont posés. Et voilà fait le tour des "Taravaïais". Alors que l’île a compté plusieurs centaines d’âmes.

Les environs d'Akamaru Les fonds de sable blanc devant Akamaru donnent à l’eau une splendide teinte verte... mais ce mouillage de rêve est réservé aux embarcations calant moins de 1,60m. Voire 1,80m pour ceux dont la quille peut faire charrue. Nous devrons jeter la pioche à l’extérieur. Devant AkamaruLucie et Bertrand y sont installés à bord de leur maison flottante. Je me propose de donner un coup de main sur la ferme. Car Bertrand et Lucie sont perliculteurs. Les fameuses perles noires de Mangareva. Instructif mais crevant. Cette activité a apporté quelques décennies de prospérité à l’archipel mais connaît actuellement … une crise.

Quand le temps est calme ou de secteur favorable, il est possible (qui a dit souhaitable ? indispensable ?) de fréquenter les motus et la barrière de corail. Ce qui apparaît comme un milieu hostile et dangereux vu du large, avec la houle brisant à grands fracas, apporte la quiétude de l’autre coté. Un superbe terrain pour la construction de cabanes. Barbecue sur le motuVoire la farniente à l’ombre des pandanus après le barbecue. Pour garnir ledit barbecue, la pêche à pied est efficace. D’accord, nous n’en aurions sans doute rien su sans la rencontre d’Etienne. Ce pêcheur mangarevien connaît comme sa poche les environs jusqu’au sud Tuamotu. Et pratique toutes sortes de techniques. Il nous a donc enseigné la traque des crustacés de nuit sur le platier, la capture des poulpes, la pêche au filet dans les passes, ainsi que différentes façons de ramener des p... de gros poissons. Passionnant et gratifiant. Surtout que les heures passées à la pêche sont autant de moments d’échange. Une initiation pour nous qui découvrons la Polynésie.

Portfolio

Exploration des patates Sur un motu Philippe s'accorde un instant de détente.

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