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Gambier : beauté et quiétude

lundi 13 juillet 2009, par Pascal


Promenade sur un motu Ah, qu’est-ce qu’on est bien dans cet atoll-archipel. Des petits mouillages de derrière les fagots, des rencontres, des plongées superbes. Il aurait été dommage de rater ça.

Pas évidente l'entrée à la voile.
La première impression en arrivant a été le soulagement. L’accumulation de galères techniques avait fini par ébranler notre naturel optimiste. Et la perspective de rentrer à la voile, pour cause de moteur en rade, dans le premier atoll corallien de notre voyage, tendait un peu l’ambiance. Mais la configuration des lieux s’y prêtait, avec plusieurs larges passes, et nos amis de Manaroa III nous couvaient du regard, prêts à intervenir si nécessaire. C’est donc avec classe (certes, fesses serrées mais ça ne se voit pas) que nous avons emprunté, avec GV trois ris et génois réduit, la passe sud-est pour remonter en direction de Mangareva, passé le seuil d’Aukena pour affaler à l’entrée du chenal d’accès à Rikitea.

Moins classe, ensuite, a été l’entrée au mouillage en remorque derrière Manaroa, mais on n’est pas fiers et Pat, Clare, Kathleen et Anita ont toute notre gratitude. Spectacle de danse à Rikitea Ce calme ! Mouillés devant Rikitea, nous étions bien abrités. Ca tombait bien puisque nous devions y rester jusqu’à avoir réparé le moteur et le guindeau. Une paille. Heureusement, à partir de là notre bonne étoile a eu un flash et s’est souvenue de notre existence. Plus efficace que le service assistance Platine/VIP d’une compagnie d’assurance à laquelle vous avez peut-être souscrit à grands frais, elle a fait apparaître un mécanicien allemand en escale et un démarreur Yanmar en stock à Papeete.

Maëlle et Tutana grimées en grandes. Jeux de filles
Nous allions donc pouvoir nous consacrer à la découverte de l’archipel qui a été notre premier contact avec la Polynésie. Premier constat, en métropolitains fraîchement débarqués, nous manquions singulièrement de représentations de ce territoire. Cette immensité d’océan est aussi étendue que l’Europe, avec quelques confettis émergés disséminés. La langue parlée varie fortement d’un archipel à l’autre et les populations sont de souche mahoris. Dans les Gambier, la principale ressource est la perliculture avec les (paraît-il) célèbres perles noires de Mangareva. Le tourisme est marginal. Quelques dizaines de voiliers font escale chaque année. Léo et Yann. Désespérants jeux de garçons.
Arrivés un jour férié, nous avons été surpris par le calme régnant dans le village de Rikitea. Pratiquement personne dans la rue, pas de bruits. Mais des odeurs ! En fait les seules personnes que nous avons aperçues bichonnaient leur jardin. Avec succès, il y a des fleurs partout, souvent au parfum entêtant. Nous rappelant le jasmin en Tunisie. Elles servent, outre à la décoration du village, à la préparation des couronnes et colliers de fleurs ainsi qu’à la confection des costumes de danse traditionnels. Le lendemain n’était plus férié mais le contraste n’était pas saisissant. Pas de doute, nous ne sommes pas à Djakarta.

Portfolio

Le mouillage devant le vilage de Rikitea La joyeuse bande en balade. Il y a intérêt à les défouler. Même quand il pleut c'est beau. La taille des églises atteste du nombre et de la ferveur des Polynésiens. Le mont Duff semble écrasant malgré ses modestes 441m.

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